Le lac de Gérardmer, "la perle des Vosges", lieu de villégiature proche des sources de Vittel depuis plus d’un siècle, attendait les 1000 rameurs venus disputer sous les couleurs de leurs ligues régionales respectives la Coupe de France MAIF. On a aussi fêté les 20 ans de partenariat entre l’assureur et la
La Bretagne ne présentait que trois équipages (13 rameurs) contre 5 en 2010 (33 rameuses et rameurs). Ce collectif, réduit suite à des forfaits dans un bateau junior, a terminé sa préparation par trois jours de stage à Rennes juste avant de faire les 750 km vers les Vosges.
Retour sur ces deux jours de compétition et les espoirs du président de la ligue de Bretagne Henri Chevrier, des athlètes et du staff d’encadrement sportif mené par Ivi Ceillier.
L’équipage du quatre cadet composé de Bastien Quiqueret, Alan Boulanger, Kévin Lainé et Alexandre Siguret a livré bataille avec énergie. 8ème chrono des séries de sélection sur 19 partants, les voila retenus pour la demi finale. Bien placés jusqu’à mi course, les jeunes bretons finissent 5ème à seulement 6 secondes du vainqueur. Ils n’ont pu résister à l’armada de Rhônes-Alpes qui place ses trois équipages en tête ne laissant finalement que Poitou-Charentes prendre la seconde place. Ultime parcours le dimanche matin en finale B. Les bretons s’inclinent devant Languedoc-Roussillon et Ile-De-France, mais ils passent l’équipage Rhône-Alpes 3 qui les avait devancés la veille. Cette 3ème place en finale B (9ème place au général) est satisfaisante pour l’entraîneur Yvonig Foucaud qui estime « ils ont tout donnés et ont été réguliers sur les trois parcours. Cette expérience sera précieuse pour l’équipe en 2012. »

Le quatre des seniors avec Arthur Marais, Anthony Le Baquer, Hugo Cahérec et Thibault Meslin, avait affaire à des adversaires de gros calibre. Des rameurs internationaux ou familiers des podiums nationaux les encadrent à chaque départ. Nos bretons ont cherché le bon rythme dés les séries qualificatives. 10ème chrono sur 13 partants, ils passent donc dans les douze demi finalistes. 6ème sur ce second parcours, ils font pourtant leur meilleur chrono et restent engagés avec l’Auvergne jusqu’au bout (9 centièmes de secondes d’écart). L’objectif de la finale B est néanmoins atteint et le dimanche, la 4ème place derrière Ile-de-France, Rhône-Alpes2 et Midi-Pyrénées (1 seconde d’écart) les conforte au 10ème rang de la hiérarchie du quatre senior comme l’an passé. L’entraîneur Antoine Marais juge ce résultat positif. « C’est honnête dans ce contexte hyper relevé. Avec la même base de rameurs, le bateau va un peu plus vite qu’en 2010. Poursuivons nos efforts. »

L’équipage du quatre junior avec Paul Marais, Clément Magnin, Brieuc Le Gall et Alexandre Cochennec (remplaçant : Briac Le Roux) suscitait de grands espoirs fondés sur de bons résultats individuels des 4 rameurs aux championnats en bateaux courts à Aiguebelette. Ces qualités se confirmaient dès les séries avec l’obtention du 3ème chrono. Mais avec seulement 11 partants, seuls les gagnants des séries vont directement en finale. Les bretons passent donc par les repêchages qu’ils gagnent aisément. Le dimanche en finale, quatre bateaux prétendent au podium. Normandie domine les débats, suivi de Rhône-Alpes. Derrière, le combat s’engage entre Bretagne et Ile-De-France. Les Franciliens conservent une courte avance de 94 centièmes de seconde à l’arrivée. Côte d’Azur et Midi-Pyrénées clôture la course. L’entraîneur Fabien Aubanel est déçu pour ses athlètes. « L’an dernier, nous avons vécu le même scénario au pied du podium pour moins d’une seconde. Pourtant, l’équipage renouvelé à 50% semblait plus puissant. Et ils ont fait trois beaux parcours. C’est la loi du sport ».

"Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !" Non, non, nous ne citerons pas plus longtemps Corneille dans le texte (Le Cid ; Acte 1, Scène 4). Pas de désespoir,! Plutôt le sentiment pour chacun d’avoir tout donné, d’avoir joué ses atouts jusqu'à l’ultime instant du passage de la ligne d’arrivée. Nos athlètes reviendront avec encore plus d’ambition, d’expérience et de maturité. Gageons qu’ils donnent à la Bretagne cette médaille tant espérée.
Antoine Marais Responsable sportif LBSA




